Category Archives: Profil d’un fraudeur

Une “Robine” des bois moderne!

dreamstime_5749533Une sentence d’un an plus un jour pour une Robine des bois moderne! Une directrice d’une banque au Michigan a été accusée pour une fraude de plus de 340 000$ s’étalant sur une période de 8 ans. Elle donnait des montants d’argent aux clients en difficultés financières et n’a jamais profité des sommes d’argent détournées.

Patricia Keezer, 53, said the embezzling began in 2000, when she would give needy people $2,000 at a time for car repairs, mortgage payments and taxes. Keezer commonly reversed bounced-check charges and other fees when she was a manager of Citizens Bank, formerly known as Republic Bank, in Manchester, 70 miles southwest of Detroit…

U.S. District Judge Marianne Battani chose to impose the minimum sentence for a convict to earn time off for good behavior.

“You are like a modern day Robin Hood,” Battani said of the folklore hero who stole from the rich and gave to the poor. “Those Robin Hood days are long over.”

Référence: FraudBaron

Psychologie du pouvoir : le paradoxe

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Selon un chercheur de l’université de Stanford, D. Keltner:

A great deal of research has also found that power encourages individuals to act
on their own whims, desires, and impulses. When researchers give people power in scientific experiments, those people are more likely to physically touch others in potentially inappropriate ways, to flirt in more direct fashion, to make risky choices and
gambles, to make first offers in negotiations, to speak their mind, and to eat cookies like
the Cookie Monster, with crumbs all over their chins and chests.

…

Power may induce more harmful forms of aggression as well. In the famed Stanford Prison Experiment, psychologist Philip Zimbardo randomly assigned Stanford undergraduates to act as prison guards or prisoners—an extreme kind of power relation. The prison guards quickly descended into the purest forms of power abuse, psychologically torturing their peers, the prisoners. Similarly, anthropologists have found that cultures where rape is prevalent and accepted tend to be cultures with deeply entrenched beliefs in the supremacy of men over women.

This leaves us with a power paradox. Power is given to those individuals, groups, or nations who advance the interests of the greater good in socially-intelligent fashion. Yet unfortunately, having power renders many individuals as impulsive and poorly attuned to others as your garden variety frontal lobe patient, making them prone toact abusively and lose the esteem of their peers.

Peut-être faut-il se méfier des gens qui sont dans des situations de pouvoir et être un plus critique face à eux et se rappeler l’expérience de la prison de Stanford  avant de sortir le tapis rouge et de leur signer des chèques en blanc. On a juste à regarder les premières pages des journeaux pour voir comment les médias font de certaines personnes des idoles. Les Charest, Black , Madoff, Lacroix ont tous eu les honneurs de la presse ou de leurs pairs…avant la chute.

Le magazine américain sur internet, “Greater Good Magazine”, publié par des gens de l’université Berkley , semble se donner pour vocation de créer un monde plus heureux en favorisant la compassion, la diminution de la violence, de la confiance , de former de meilleurs managers…On n’y parle pas de fraude, ni business  mais de changement culturel et social dans un sens très large tout en amenant des solutions pratiques. Ce  qu’il faut dans les organisations: des managers qui utilise leurs pouvoirs de façon responsable et éhique.

Bandits à cravate et à saccoche

fraudeurs-cravate-saccoche Pauline Marois veut des peines plus sévères pour les bandits à cravate . Pour être sur  le même ton que les expressions  citoyens et citoyennes, électeurs et électrices, l’expression “Bandits à cravatte et à saccoche” devrait être utilisée.

Tel que déjà écrit dans un texte de ce blogue  “Profil des fraudeurs : des hommes et des femmes”:

Quelques statistiques sur le sexe des fraudeurs et la valeur des sommes détournées:

  • 60% des fraudeurs sont des hommes contre 40% pour les femmes;
  • la fraude moyenne d’une femme est d’environ 110 000$ contre 210 000$ pour les hommes.

Ces statistiques sont tirées de 2008 Report to the Nation on Occupational Fraud and Abuse de L’ Association of Certified Fraud Examiner.

On y explique que la différence entre l’importance de la fraude des femmes comparée aux hommes est que ces dernières n’accèdent pas à des postes élevés dans le management ou la haute direction exécutive ( glass ceiling). Plus la personne est élevée dans la hierarchie, plus la fraude est importante.  Les employés gagnant 50 000$ et moins fraudent pour en moyenne 75 000$ et la majorité travaille au département de la comptabilité.

Le site américain de “White Collar Fraud Talk” montre une compilation de sentences pour des cas de fraude…des femmes et des hommes.

Profession fraudeur : avez-vous les qualifications?

dreamstime_14100161Avez-vous les qualifications pour devenir fraudeur?

Un titre de comptable? Un diplôme en techniques administratives ?  Une  maîtrise en finance? Vous êtes-membre d’une association professionnelle?

Je viens de lire un témoignage pertinent sur le passage d’un professionnel honnête de la comptabilité à la profession de fraudeur. Ce qui est intéressant est le dérapage dans la vie d’une personne initialement honnête. Il est facile et même très facile de frauder dans une entreprise.

“ Do you Have What it Takes to Be a Graudster? Lessons from an Honest Person Turned Felon” a été écrit en 2007  par Chuck Gallagher , ex-CPA devenu spécialiste en prévention et détection de la fraude  . L’auteur, qui a une maîtrise en comptabilité , avait le  titre de CPA et une job en finance. Voici les éléments clés du processus du “passage”:

  • L’avancement de la  carrière ne va pas assez vite;
  • Auto moins belle que des confrères professionnels;
  • Les autres ont des maisons plus grande;
  • Les autres semblent avoir une plus belle vie, les conjointes ont de beaux bijoux;
  • Début d’endettement pour suivre les autres;
  • Angoisse de plus en plus forte relativement à l’argent;
  • Bon travailleur et responsabilité au travail touchant l’accès à des actifs de l’employeur ou à des clients de l’employeur;
  • Considère la possibilité “d’emprunter” temporairement 5 000$ et sécrètement à l’employeur;
  • Début de l’emprunt avec l’intention de rembourser très très vite;
  • La personne se considère toujours honnête et rembourse la dette;
  • C’est trop facile de recommencer à emprunter; 2ième emprunt et rationalisation de l’acte;
  • Facile de continuer jusqu’au moment où la dette est de plus de 250 000$;
  • Un jour c’est la découverte;
  • Processus légal et peine d’emprisonnement.

Ce texte montre que le passage à la malhonnêteté est très facile dans une société où les possessions sont valorisées .

LU: How to Smell A Rat – The Five Signs of Financial Fraud

How to Smell A RAT – The Five SIgns of Financial Fraud. de Ken Fisher.

En traduction libre, le titre de ce livre pourrait s’écrire: comment reconnaître les représentants  qui en veulent à votre argent et à vos épargnes.

S’il y a un livre à lire pour un particulier qui a des placements entre les mains d’un courtier ou un représentant, c’est celui-là.

Ce livre énumère les signaux  de fraude par un représentant dont il faut être attentif.

Très bon livre pour quelqu’un qui veut être au courant des signaux avant-coureur d’une fraude financière à forte probabilité.

Quelques points:

  • peu importe le  montant du placement, le fraudeur veut tout. Des petits  montants comme les gros;
  • Vous ne devez pas donner le contrôle de vos actifs ;
  • Vous devez comprendre la composition de votre portefeuille et le genre de vos placements;
  • Ne rien prendre pour acquis;
  • Les gens peuvent être des maîtres en manipulation;
  • Savoir où vos fonds sont déposés et la preuve qu’ils sont à votre nom;
  • Un accès en ligne à votre compte est un point positif;
  • Attention quand c’est trop beau pour être vrai;
  • De bons rendement année après année  et constant sont des  éléments suspect et quasi-impossible;
  • Trop compliqué? Prudence!;
  • Un représentant avec une bonne réputation? Madoff donnait beaucoup aux organismes de charité. Les fraudeurs peuvent s’impliquer au niveau politique et au niveau social. Donc attention à la facade,  ( le fraudeur ne porte pas le masque du loup );

Quelques extraits:

  • “Rats aren’t looking for financial illeterates. They want victims who won’t question too hard _either because they are busy, intimidated  or easily distracted by outsized performance claims”;
  • “Reputation is an iddle and most false imposition; off got without merit, and lost without deserving” citation de Shakespeare ( La réputation est un pr.jugé vain et fallacieux, souvent gagnée sans mérite et perdue sans justice ) .

Un point très important et dont on parle peu. De la responsabilité de l’investisseur d’être diligent  ( due diligence)  et de s’ occuper de ses affaires . La SEC ou l’Autorité des marchés financiers (AMF)  ne peut tout contrôler.  De la même façon  que l’on met le verrou de sa porte, que l’on peut avoir un système d’alarme, qu’on laisse une lumière allumée, que l’on protège sa  maison des voleurs, il faut être prudent et faire devoir de diligence. Car, on ne s’attend pas à ce qu’il y ait un policier à tous les coins de rue. La prévention, c’est plus efficace que la détection.

L’auteur termine en faisant un résumé et une liste de contrôle.

À lire par toute personne ayant des épargnes.

Fraude: le pouvoir d’influence et les techniques de persuasion

On parle beaucoup dans l’actualité des fraudes aux investissements tels  que les fraudes de Madoff,  Lacroix et  tous les autres faisant l’objet de l’actualité et étant sous enquête policière.  De façon rationnelle , on se demande comment les victimes ont pu se faire arnaquer et croire à des profits de 12%, 15% et plus quand les conditions du marché sont de 3%, 5% ou 8%.  Pourtant, les victimes peuvent être des gens d’affaires, des administrateurs de fondations, des acteurs, des gens scolarisés et des gens avertis. Ce ne sont pas nécessairement des gens peu avertis et négligents comme on pourrait le croire.

Il ne faut pas oublier que nous sommes constamment étudiés et analysés par des spécialistes en marketing qui veulent nous convaincre d’acheter leurs biens et services . On essaie de nous convaincre régulièrement  d’ acheter un produit que l’on a pas nécessairement besoin, de voter pour un politicien plutôt qu’une autre tout en sachant que les promesses durant une campagne électorale ne sont pas nécessairement tenues après l’élection.

La socio psychologie étudie ce qui peut influencer les gens et les convaincre. Des études sur le terrain sont faites , des expérimentations pour voir comment les gens réagissent face à certains stimuli. Car nous sommes constemment stimuler et ce, même sans que l’on s’en rende compte.

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Des auteurs de livre à succès nous disent que la volonté peut tout. Avec la bonne attitude et la pensée positive, par seulement la force de ma pensée ,  je peux devenir riche et attirer l’argent. Les livres sur la pensée magique abondent et sont des succès en librairie. Des revues sur  les investissements nous racontent comment devenir millionnaire .  Mme Unetelle ou M. Untel  a accumulé 1 000 00$ en un an avec un investissement initial de 1 000$.

Les compagnies prônant les ventes à paliers multiples ou le marketing de réseau nous encouragent à  adhérer  comme entrepreneur et avoir du revenu passif. Pourquoi travailler? Vive le revenu passif , la belle vie, les voyages…etc. Être millionnaire…et surtout sans rien faire. Nous vivons dans un monde ou tout est possible, un monde avec  des limites technologiques de plus en plus repoussées, un monde ou tout va vite.

Il est donc possible de croire à l’ incroyable.

Le pouvoir de l’influence et les techniques de persuasion:  Une série d’articles à suivre

Fraudes par des commis comptables ( book keeper)

dreamstime_7841043-bookeeping Dans les différents médias on entend parler que des grosses fraudes , les petites qui touchent les Pme, quoique fréquentes , ne sont pas médiatisées. Souvent le propriétaire de l’entreprise ne porte pas plainte ni ne poursuit l’employé . On essaie souvent de “régler à l’amiable” avant de se rendre en Cour pour récupérer les sommes volées.

Aux États-Unis , par contre, le volume aidant, il y a des multitudes de journaux, de journalistes et de sites internets publiant ces fraudes.

Voici quelques exemples de “petites fraudes” comparées à la fraude de Madoff mais qui sont importantes pour une Pme:

  • Commis comptable (femme 51 ans ) , vol de 130 000$, état de New York . Technique: vol des sommes “cash” provenant des dépôts pendant 2 ans;
  • Commis comptable (femme 41 ans) , vol de plus de 200 000$ pendant plus de 6 ans, état de l’ Oregon;
  • Directeur exécutif d’une banque ( homme 51 ans) , détournement, dépôts de sommes d’ argent transférées dans son compte personnel: plus de 500 000$, état de l’Oklahoma. À l’emploi de la banque depuis plus de 30 ans;
  • Commis aux comptes payables ( femme 48 ans),  vols de plus de 150 000$ en faisant de fausses factures, chèques falsifiés, état de Virginie . Travaillait pour l’ entreprise depuis plus de 10ans;
  • Commis comptable ( femme 44 ans) , vol de 100 000$ en forgeant les signatures sur une période de 5 mois, état de l’Arkansas;
  • Commis comptable (mère et fille) vol totalisant  100 000$ . La mère fait engagé sa fille pour l’aider dans des tâches administratives: vols d’argent comptant,  faux chèques, achats non autorisés…etc. Durée , 3 ans.

Est-ce que votre entreprise est à l’abri de ce genre d’événement?

Profil d’un fraudeur: De qui doit-on se méfier?

Vous a-t-on dit quand vous étiez jeune ( et moins sage) de vous méfier d’aller dans certains quartiers “malfamés” pour ne pas vous faire voler votre portefeuille?

Un article dans Huffington Post décrit de qui il faut se méfier.

A  lire en cliquant sur le titre: ” The Most Dangerous Neighborhood in the United Stated.”

“”Be careful.”
“Keep your wallet safe.”
“Don’t get your money stolen.”
“Stay out of dangerous neighborhoods.”

My parents used to say that to me when I was first going out on my own. I never got the definition of what a “dangerous neighborhood” was – you were just supposed to know. It was a place where people preyed on you. Predators, like jackals circling, waiting to pounce, ready to take your hard earned money from you. That’s what happens in dangerous neighborhoods. That’s why you should stay away from places like that.”

L’auteur termine son article par:

dreamstime_71948411“What do the numbers tell us in terms of where the place is that you are most likely to have your money taken? It’s not the people in poor neighborhoods, who live in run down homes and have older cars who are most likely to steal your money. The greatest and most far reaching financial damage is perpetrated by people who reside in wealthy neighborhoods, live in mansions, drive expensive cars and think they will never get caught or in Madoff’s case, don’t seem to care. They do their business in the most dangerous neighborhood in the United States, Wall Street. And you were afraid that some stranger in a bad neighborhood would take your wallet?”

Êtes-vous surpris?


Lu: “Corporate Crooks : How Rogue Executives Ripped Off Americans…and Congress Helped Them Do It”

Un livre à lire.  Greg Farrel est un journaliste d’enquête  pour le journal  USA Today  et  se spécialise dans les fraudes des cols-blancs.

Très bien écrit, facile à comprendre, juste assez de détail pour comprendre l’environnement dans lequel se trouve les hauts dirigeants financiers, les courtiers et les analystes des marchés depuis 1980.

L’auteur explique les gestes posés, les acteurs, les dérèglementations qui ont amené cette situation. La modification des salaires fixes vers une rémunération par des options d’achat d’actions qui incitent à trafiquer les livres et à frauder les investisseurs. La dérèglementation et les pressions politiques. Les faibles effectifs de la Security Exchange Commission (SEC), et comment cette dernière a peu de budgets , peu de comptables et avocats pour exercer sa surveillance.

La corruption à tous les niveaux avec peu de moyens pour la contrer.

Le livre a été publié en 2006 , peu après les scandales d’Enron et de WordCom et l’auteur prévoyait d’autres scandales à l’horizon même après l’adoption de la loi Sarbannes-Oxley.

L’auteur donne , dans sa conclusion, les conseils suivants:

  • Soyez sceptique
  • Trouvez comment l’entreprise gagne son argent
  • Ne croyez pas  quand les dirigeants d’entreprise disent avoir trouver une “autre façon de faire des affaires”
  • Il faut  protéger ceux qui dénoncent
  • Pour les employés de ces entreprises: attention à ne pas se retrouver  pris dans le conflit de fermer les yeux pour  garder son emploi ou même d’être complice en trafiquant les livres pour que ça paraise mieux
  • Plus de fonds ( pour engager des employés compétents et en plus grand nombre)  et de pouvoir pour la SEC et des bonis pour les employés pour les motiver à trouver les fraudes ( car ils sont beaucoup moins bien payé que dans le privé).

LU: “Tilted. The Trial of Conrad Black ” de Steven Burka

Le procès de Conrad Black pour fraude durant l’été 2007 à Chicago. Tous les détails y sont mentionnés . L’attitude des procureurs, des avocats de la défense, du juge. L’auteur, avocat de profession, décrit les différences entre le système américain et canadien durant un procès , les erreurs faites par les parties et l’arrogance de certains ainsi que toutes les étapes du procès. Il conclut en écrivant que si le procès avait été tenu au Canada, le verdict aurait été différent. D’ailleurs , il raconte aussi les efforts de Conrad Black pour obtenir un passeport canadien. On se rappellera que ce dernier, né au Canada, avait renoncé à sa citoyenneté canadienne pour avoir le titre de Lord en Angleterre : Lord Black, baron de Crossharbour et purge une peine d’emprisonnement de 6 ans et demi en Floride.

À  lire aussi   dans la Presse:   L ‘ arrogance a peut-être coulé Conrad Black

À lire sur Radio-Canada: Conrad Black veut en appeler de son procès

Aussi: Conrad Black va en appel

Des commentaires de juristes québécois:  Black Monday pour Conrad Black

Le site internet de Steven Skurka, l’auteur du livre; The Crime Sheet

Un blog de Conrad Black : Blacks Justice . Ce blog donne des liens sur les récents articles de Conrad Black.  Depuis mars 2008 jusqu’à aujourd’hui. Des articles écrits par Conrad Black dans le National Post.

Profil des fraudeurs: des hommes ou des femmes?

image-acfe1Quelques statistiques sur le sexe des fraudeurs et la valeur des sommes détournées:

  • 60% des fraudeurs sont des hommes contre 40% pour les femmes;
  • la fraude moyenne d’une femme est d’environ 110 000$ contre 210 000$ pour les hommes.

Ces statistiques sont tirées de 2008 Report to the Nation on Occupational Fraud and Abuse de L’ Association of Certified Fraud Examiner disponible en cliquant ici.

On y explique que la différence entre l’importance de la fraude des femmes comparée aux hommes est que ces dernières n’accèdent pas à des postes élevés dans le management ou la haute direction exécutive ( glass ceiling). Plus la personne est élevée dans la hierarchie, plus la fraude est importante.  Les employés gagnant 50 000$ et moins fraudent pour en moyenne 75 000$ et la majorité travaille au département de la comptabilité.

Climat organisationnel propice à la fraude et à la malveillance

Existe-t-il un climat organisationnel ou une culture organisationnelle qui encourage la fraude et la malveillance ?

On pourrait répondre non. Aucun dirigeant ne voudrait qu’un de ses employés fraude ou détourne des fonds de l’entreprise. Les procédures de contrôle interne existent, entre-autre, pour préserver l’intégralité des actifs, pour éviter les détournements de fonds, les vols d’inventaire ou d’autres actifs.De plus, les règles de Sarbanes-Oxley ou SOX aux États-Unis (loi de 2002 sur la réforme de la comptabilité des sociétés cotées et la protection des investisseurs)ou la Loi 198 au Canada, pour les compagnies publiques , ont été mises sur pied après le scandale d’Enron et par le fait même la perte de crédibilité des vérificateurs Arthur Andersen. Ces nouvelles normes exigent que les dirigeants d’entreprise puissent garantir l’intégrité des états financierset certifier le maintien de contrôles internes adéquats et efficaces. D’autres règles sont stipulés pour éviter les conflits d’intérêts : les vérificateurs ne peuvent être des consultants. Le but de ces normes : recréer la confiance des investisseurs . Au Canada, la mise en œuvre de ces normes devait être effective pour le 31 décembre 2007.
Au niveau de l’organisation, ces normes ont permis de faire l’évaluation des contrôles internes et de procéder à des correctifs et la mise en place de comités de vérification proactifs.

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On peut considérer, par analogie, ces règles de présentation de l’information financière comme les signaux routiers que l’on retrouve sur les autoroutes. Un virage à 90 degrés? Il faut ralentir, il y a aussi des garde-fous sur les côtés du précipice, nous avons notre ceinture de sécurité, nos airbags, les 2 mains sur le volant, nos pneus d’hiver, sans alcool dans le sang… sauf qu’il y a toujours des accidents graves et des pertes de vie.

Donc, la fraude n’existe plus? Ou est-elle  vraiment limitée à des situations exceptionnelles?
Il y aura toujours des fraudes. À cause du facteur humain , des pressions auxquelles les dirigeants font face , de l’environnement organisationnel et de la psychologie des dirigeants et du fraudeur. On parle d’éthique, de probité , de sens moral.

Attitude d’un fraudeur: Madoff, 1 million en cadeaux de Noël

Madoff a dépensé 1 million de dollars durant le dernier mois en bijoux et autres cadeaux  à ses proches. Il y a tout juste un mois, Madoff avouait à un agent du FBI, une fraude de près de 50 billions de dollars. Le fonds Madoff avait reçu, pour la dernière fois, une somme de  10 millions de dollars le 5 décembre 2008 par un investisseur de la région de New York.

À lire dans le New York Times.