Juricomptabilité et évaluation d'entreprise

Livre sur l’éthique et la fraude – ce qui se passe dans la tête d’un fraudeur : Blind Spots: Why We Fail to Do What’s Right and What to Do about It

Suite au blog précédent sur le témoignage d’Andrew Faston (CFO Enron) condamné pour fraude et l’instigateur du scandale d’Enron, je retiens qu’il n’avait pas pris conscience d’avoir mal agit avant qu’il ne se retrouve en prison avec une sentence de 15 ans et qu’il n’avait pas conscience d’agir mal lors de ses décisions pour manipuler les résultats financiers d’Enron.
Lorsque quelqu’un d’intelligent, d’articulé, qui n’est pas fou, qui peut avoir une excellente réputation, qui peut même s’impliquer dans des organisations caritatives et qui a une responsabilité de gestion de l’argent des actionnaires et des créanciers, comment peut-il frauder et agir contre les intérêts de ceux qui lui ont confiés la garde des actifs? Que se passe-t-il dans sa tête? Quel est son raisonnement? Sait-il qu’il agit mal et qu’il le fait quand même?

Nous ne sommes pas si “éthique” que l’on pense! Il semblerait que nous surestimons notre habilité à faire la bonne chose et que nous agissons de façon contraire à l’éthique sans en avoir conscience. Nous agissons mal malgré nos bonnes intentions éthiques.

Des chercheurs universitaires, M.H. Bazerman (Harvard Business School) et A.E.Tenbrunsel (University of Notre-Dame) ont cherché à expliquer le comportement d’un fraudeur. Dans leur livre “Blind Spots:
Why We Fail to Do What’s Right and What to Do about It” (Princeton University Press) ils essaient d’expliquer les éléments suivants:

  • La différence entre l’intention d’avoir un comportement éthique et l’acte;
  • Pourquoi agissons-nous contre nos valeurs éthiques;
  • Pourquoi ne sommes-nous pas aussi “éthique” que l’on pense;
  • Quand ignore-t-on l’éthique;
  • Pourquoi les organisations continuent-elles d’avoir des comportements contraires à l’éthique;
  • Interventions possibles pour favoriser les comportements éthiques.

 

Le repentir d’un fraudeur : Témoignage d’Andrew Faston sur Enron

accountant with abacusAndrew Faston était le CFO d’Enron. Il a fait 5 ans de prison pour fraude et donnait une conférence, par video, sur  la “Governance, Risk and Ethics: A New Age of Accountability.”(Montréal et Toronto).

Enron était la 7ième plus grosse entreprise américaine et Faston a été l’instigateur des écritures comptables et de la manipulation des états financiers pour une des fraudes les plus célèbres. Il admet sa culpabilité, qu’il a mal agit et qu’il croit que ce qu’il a fait est criminel. Il considère que le conseil d’administration n’a pas tenu compte des implications morales à long terme de leurs gestes et de l’impact sur les intérêts de la société. Rationnellement, il considérait qu’il agissait correctement en suivant les règles tout en étant dans des zones grises. Il s’est rendu compte qu’il avait mal agit quand il s’est retrouvé en prison avec une sentence de 15 ans.

“I wasn’t sitting in a dark room with a bunch of sinister guys thinking, ‘How can we break the law?’ I was thinking that what I was doing was great. We were rocket scientists coming up with every new accounting twist and turn, every new loophole.”

Une façon de se prémunir contre la cupidité est de se poser la question:  “If this company were privately owned, and I were leaving this company to my grandchildren, would I make this decision? It’s that simple. … I think it would have caught 99 per cent of the stuff at Enron.”

Article du Globe & Mail :

http://www.theglobeandmail.com/report-on-business/former-enron-cfo-speaks-of-convictions-offers-business-advice/article26009702/

Fraude fiscale pour les nuls : Swissleaks

Fraude fiscale impliquant une grande banque? Le 8 févier 2014, Le Monde associé à une cinquantaine de médias pour cette opération, a commencer à révéler un vaste système de fraude fiscale encouragé par une banque suisse. Grâce aux données récupérées auprès du fisc français et construites à partir des données de la filiale suisse de HSBC, plus de 150 journalistes ont pu comprendre comment fonctionnait l’évasion fiscale et comment elle était encouragée.

Voir : Le monde.fr

Le magazine l’Actualité, un article de Pierre Duhamel

C’est un énorme scandale financier qui a été mis à jour, dimanche, par le quotidien français Le Monde et des médias de 47 pays, dont Radio-Canada.

On parle d’une fraude fiscale estimée à 180 milliards d’euros et impliquant des dizaines de milliers de clients de la banque HSBC de partout dans le monde, dont quelques centaines de Canadiens et de Québécois. Les faits rapportés ne sont pas nouveaux et sont connus des gouvernements concernés depuis plusieurs années.

 

Le site de “The International Consortium of Investigative Journalists” (www.icij.org) donne la liste des pays d’origine des clients les plus importants. Selon les documents obtenus, des canadiens (18e rang) auraient placés près de 3,9 milliards de dollars dans ce stratagème.

Des noms de personnes célèbres sont mentionnés. Il y a de tout : des sportifs, acteurs, entrepreneurs, chefs religieux, politiciens, avocats,sultans, rois.

 

 

1 600 compagnies, 1 adresse dans un paradis fiscal?

Un  paradis fiscal et une adresse pour 1 600 compagnies? Oui, au 5 rue Guillaume Kroll au Luxembourg, selon The International Consortium of Investigative Journalists.

Points saillants:

  • Pepsi, IKEA, AIG, Coach, Deutsche Bank, Abbott Laboratories and nearly 340 other companies have secured secret deals from Luxembourg that allowed many of them to slash their global tax bills.
  • PricewaterhouseCoopers has helped multinational companies obtain at least 548 tax rulings in Luxembourg from 2002 to 2010. These legal secret deals feature complex financial structures designed to create drastic tax reductions. The rulings provide written assurance that companies’ tax-saving plans will be viewed favorably by Luxembourg authorities.
  • Companies have channeled hundreds of billions of dollars through Luxembourg and saved billions of dollars in taxes. Some firms have enjoyed effective tax rates of less than 1 percent on the profits they’ve shuffled into Luxembourg.
  • Many of the tax deals exploited international tax mismatches that allowed companies to avoid taxes both in Luxembourg and elsewhere through the use of so-called hybrid loans.
  • In many cases Luxembourg subsidiaries handling hundreds of millions of dollars in business maintain little presence and conduct little economic activity in Luxembourg. One popular address – 5, rue Guillaume Kroll – is home to more than 1,600 companies.

source: http://www.icij.org/project/luxembourg-leaks/leaked-documents-expose-global-companies-secret-tax-deals-luxembourg

Lutte contre les paradis fiscaux

paradis fiscalL’ OCDE a publié dernièrement ses premières recommandations pour une approche internationale de la lutte contre l’évasion fiscale de la part de compagnies multinationales faisant affaires ou pas avec le web par l’utilisation de paradis fiscaux.

Le projet BEPS projet sur l’érosion de la base d’imposition et le transfert des bénéfices vise un ensemble de règles fiscales internationales pour mettre fin aux paradis fiscaux. 15 actions clés ont été définies.

Les sept premiers éléments du Plan d’action, rendus publics, visent en priorité à aider les pays à :

 

Le document complet est disponible sur le site de l’OCDE.

Luxleaks : les astuces

Une vidéo en anglais qui explique le stratagème du paradis fiscal du dernier scandale Luxleaks.

YouTube Preview Image

 

Luxleaks, les paradis fiscaux et les comptables des Big 4

luxleakUn consortium de journalistes d’investigation, le ICIJ, et des médias européens ont enquêté sur une pratique de “planification fiscale”. Plus de 80 journalistes de 26 pays différents ont collaborés à cette enquête qui a duré 6 mois et touche essentiellement des clients d’une firme faisant partie des BIG 4 au Luxembourg. Il faut noter que cette firme comptable  n’est pas la seule à  faire ces consultations.

Les Pays-Bas, l’Irlande et le Luxembourg sont au coeur d’une polémique pour attirer  les grandes entreprises sur leur territoire en leur accordant des avantages fiscaux par une pratique assez agressive d’évasion fiscale légale.

L’enquête journalistique a révélé que 340 grandes entreprises ont signées une entente avec le Luxembourg, des accords fiscaux secrets appelés “Tax Ruling” dans lequel est établi le taux de taxation. Tous ces accords l’ont été avec  des clients du cabinet PWC selon le journal Le monde. Cas classique d’utilisation d’un paradis fiscal, on transfère les profits au Luxembourg, faiblement taxés (beaucoup moins qu’ailleurs). Déplacement du siège social, création d’une filiale avec peu d’activités, prêts avec intérêts élevés à payer  ou des royautés à  payer à une entreprise du Luxembourg. Peu de salaires, beaucoup de profits et peu de taxes. Les entreprises ? Par exemple, Apple, Amazon, Verizon, Heinz, Pepsi, Ikea, Dyson, Fedex. Le Luxleaks contient 28 000 pages de documents contenant les accords secrets avec des entreprises.

Une vidéo (genre dessins animés)  a été mis  en ligne en français par le  journal Le Monde, mais l’article   préparé par Le Guardian est très explicatif et il y a un dessin des mouvements de fonds entre les différentes entités corporatives du groupe qui explique très bien le processus. Quelques méthodes?

  • Durant les 5 dernières années, une entreprise du groupe pharmaceutique Shire a reçu 1,9 milliards en revenu d’intérêts provenant d’unités. Les impôts payables sont de 2 millions;
  • Dyson a créé des compagnies à L’ Île de Man et au Luxembourg pour prêter 300 millions à ses entreprises en Grande-Bretagne . Intérêts déductibles au gros taux en Grande-Bretagne et imposés au taux de 1% au Luxembourg. La stratégie fiscale utilisée par Dyson est expliquée de façon très détaillée.

 

Les journalistes de L’ICIJ ne sont pas tendres envers les BIG 4.

 

Sources:

http://www.lemonde.fr/economie/article/2014/11/05/le-luxembourg-plaque-tournante-de-l-evasion-fiscale_4518742_3234.html

http://www.theguardian.com/business/2014/nov/05/-sp-luxembourg-tax-files-tax-avoidance-industrial-scale

http://www.icij.org/project/luxembourg-leaks/big-4-audit-firms-play-big-role-offshore-murk

Article détaillé sur le site de The International Consortium of Investigative Journalists

 

Témoignage d’une comptable qui a fraudé son employeur

L’histoire d’Amy Wilson qui a fraudé son employeur pendant 4 ans  pour une somme de 350 000 $. Son témoignage décrit son parcours, sa technique, ses émotions, son emprisonnement et la reconstruction de sa vie.

 

Courriel d’hameçonnage – AccesD

hameconnageVoici un courriel reçu en septembre 2014 d’hameçonnage pour ceux qui utilisent AccesD. Ne jamais répondre à ce genre de courriel. Si vous êtes dans le doute, appelez votre institution financière. Desjardins ne demande jamais de renseignements en ligne. Voici le texte (en rouge):

Votre compte AccèsD de Desjardins a été placer sous surveillance.

Un examen récent de votre compte en ligne AccèsD déterminé que nous avons
besoin de quelques informations supplémentaires de votre part afin de vous fournir un service sécurisé.

Comment vérifier votre compte en ligne AccèsD de Desjardins,

Veuillez vous assurer que ce message soit dans votre Bôite de réceptionLe lien ci-dessous vous redirigera vers AccèsD

Compléter le formulaire

Les fonctions de votre AccèsD en ligne seront réactiver d’ici les prochaines 24 heures

 

hameconnageDe plus, le lien indiqué est un site dont l’adresse ne fait pas de sens pour Desjardins. Une adresse du genre http://gratagroup.com/wp-content/plugins/n……………………Mais le site ressemble au site de Desjardins.

 

Statistiques 2014 sur les fraudes

L’étude de l’ACFE pour l’année 2014 sur les fraudes montre les statistiques  suivantes:

  • Le temps sur lequel s’échelonne la fraude dure 18 mois;
  • Les fraudes sont détectées par une information (tip) dans 42% des cas (14% des cas par un audit interne, 7% par accident);
  • La source de l’information est un emp-loyé dans 49 % des cas et 21% des cas par un client;
  • La perte moyenne est de 160 000 $ pour les sociétés privées;
  • Dans 32 % des cas de fraude, il y a un manque de contrôle interne;
  • La fraude moyenne d’un fraudeur américain qui est un employé  est de 64 000 $, s’il est un exécutif, la fraude est de 600 000 $ ( au Canada, 355 000 $);
  • La moyenne d’âge de 52% des fraudeurs se situe entre 31-45  ans;
  • Les fraudeurs les plus âgés génèrent les fraudes les plus élevées;
  • 54% des fraudes au Canada et aux États-Unis sont faites par des hommes; 44% des fraudeurs identifiés vivent au dessus de leurs moyens et 33% ont des difficultés financières.

Source: www.acfe.com Report to the Nations on Occupational Fraud and Abuse

Livre: Criminal Financial Investigation – The Use of Forensic Accounting Method of proof

fraudeCe livre, écrit par Gregory A. Pasco, explique les méthodes utilisées pour faire la preuve d’une fraude criminelle. La plupart du temps, la preuve directe est impossible donc, il faut utiliser des méthodes de recherche indirectes.

On y explique la théorie des méthodes indirectes ainsi que la méthodologie à suivre de façon détaillée. La méthode de l’avoir net et la méthode de l’analyse des relevés bancaires sont expliquées.

Finalement on mentionne, sommairement,  les techniques utilisées pour les  fraudes fiscales ainsi que les méthodes de détection.

C’est un livre de référence à avoir dans sa bibliothèque.

Les théories qui expliquent le comportement d’un fraudeur

fraudeur

Certaines personnes obéissent à la loi et d’autres, non. Les personnes qui obéissent à la loi le font par crainte de la punition ou pas sens de justice et de moralité ( réf. Tom R. Tyler, Why People Obey the Law).

Il existe plusieurs théories expliquant les causes d’un acte criminel frauduleux. Voici un très bref survol, tiré principalement, du document publié par l’ACFE, Inside the Fraudster Mind, 2013.

Criminologie classique

Selon la théorie de la criminologie classique les personnes agissent de façon rationnelle et font des choses pour éviter la douleur et produire du plaisir:

  • Les gens ont le choix de s’engager ou non dans des activités criminelle;
  • le crime sera attirant si les gains espérés sont plus grands que les pertes;
  • plus la pénalité de la conséquence du crime sera certaine et sévère  plus elle influencera le comportement criminel.
Utilitarisme

L’utilitarisme est une doctrine qui prescrit d’agir (ou de ne pas agir) de manière à maximiser le bien-être global de l’ensemble des êtres sensibles. L’utilitarisme est donc une  théorie évaluant une action (ou une règle) uniquement en fonction des conséquences escomptées (réf. wikipédia).

Théorie de la criminalité axée sur les activités routinières

Selon cette théorie des facteurs liés à la démographie ou à la classe sociale contribuent à des routines d’activités particulières qui combinent trois conditions préalables de la criminalité :

  1. la présence d’un contrevenant motivé
  2. une cible convenable
  3. l’absence d’un gardien compétent

(Réf. http://www.justice.gc.ca/fra/pr-rp/sjc-csj/crime/rr06_6/p2.html)

Théorie du conditionnement (Eysenck)

La conscience et la culpabilité sont des réactions à l’appréhension du plaisir ou de la douleur. La frustration serait le précurseur à l’agression ce qui expliquerait la fraude contre un employeur  par une personne frustrée.

Théorie de la structure sociale

Selon cette théorie les gens qui vivent dans un environnement social équivalent semble agir de façon similaire.

Théorie de la  tension (Merton)

C’est une variation de la théorie de la structure sociale. Il y a un écart entre ce que les gens sont endoctrinés à désirer et les moyens disponibles pour atteindre ou répondre à leurs désirs. Selon Merton, l’emphase sur l’acquisition de biens et l’importance du statut social sont mesurés à partir de l’argent. Les gens peuvent obtenir de l’argent en se conformant (travail, entrepreneurship), en innovant ou en  se retirant (du jeu de la société). Les gens peuvent innover en refusant de se soumettre aux règles en vigueur en ayant des comportements illégaux pour accomplir ce que la société leur demande d’atteindre pour être des membres acceptés.

Théorie de l’apprentissage social

La théorie de l’apprentissage social  postule qu’une personne apprend davantage de nouveaux comportements en observant ses pairs – en imitant les modèles de comportement qui font l’objet de récompenses et non de punitions. Le comportement criminel est fonction de la façon dont les gens absorbent l’information, les points de vue et les motivations des autres qui sont près d’eux ou membres du groupe.

Théorie de l’association différentielle (Sutherland)

Le comportement criminel s’apprend au contact d’autres individus par un processus de communication. L’apprentissage se fait en 2 phases: l’apprentissage des techniques et l’apprentissage de l’orientation des mobiles, rationalisations et attitudes nécessaires pour commettre l’infraction. Il s’agit d’un processus d’interprétation (favorable ou non) que l’individu fait des dispositions légales. Si les interprétations sont favorables à la  transgression de la loi, l’individu est susceptible de devenir un délinquant.

Le principe d’« association différentielle » est influencé par divers facteurs :

  • la fréquence : plus un individu est exposé au modèle criminel, plus le risque s’accroît de devenir un criminel.
  • la durée : plus les contacts avec les modèles criminels sont longs et plus le risque s’accroît de les adopter pour son propre comportement.
  • l’antériorité : elle exerce une influence décisive en ce sens qu’en règle générale, le comportement conformiste ou criminel développé dans l’enfance peut persister toute la vie. L’enfant peut donc être éduqué comme délinquant au sein même de sa famille d’origine.
  • l’intensité : c’est ce qui se rapporte au prestige du modèle criminel ou non criminel.

Donc:

  1. S’il rapporte une gratification au comportement, qu’il soit légitime ou criminel, il sera répété.
  2. Le comportement criminel est appris tout comme le comportement approprié.
  3. L’apprentissage de la conformité ou de la criminalité s’effectue selon le groupe de référence.
  4. Le criminel doit apprendre à être un bon criminel comme un citoyen apprend à être un bon citoyen.
  5. Un individu devient criminel parce qu’il est en présence de criminels, qu’il n’a pas de modèles autres ou que ceux-ci ne semblent pas aussi attrayants.

Sutherland insiste enfin sur le fait que les valeurs et besoins sont les mêmes pour le délinquant et le conformiste. C’est la culture globale qui est hétérogène et qui comporte des définitions contradictoires du même comportement, dont l’un est avalisé par le législateur. Les taux et la fréquence de chaque type de comportement criminel dépendent donc de la manière dont l’organisation sociale stimule ou inhibe l’association aux modèles criminels ou aux modèles non criminels.

(réf. wikipédia)

 Théorie du renforcement différentiel (Akers)

Akers a intégré à la théorie de l’association différentielle des notions de la théorie de l’apprentissage social. Le comportement est renforcé par une récompense positive ou une punition évitée. Le comportement est  affaibli par une punition ou par la perte d’une récompense.

Le comportement déviant persiste dépend de l’importance de la récompense ou de la punition attachée à ce comportement

Théorie du contrôle social (Hirsch)

Le contrôle social est l’ensemble des moyens formels et informels dont la société dispose afin d’amener les individus à respecter les règles et les normes en vigueur. Alors que le contrôle social formel relève des contraintes et sanctions mises en oeuvre par des entités telles que la police, la justice…, le contrôle social informel émerge des interactions spontanées entre individus par le biais des efforts que chacun fait pour se conformer aux attentes d’autrui. Le contrôle social implique le lien social. Plus les liens sociaux sont forts, plus il y aura conformité.

Les liens sociaux sont de 4 types:

  1. l’attachement aux personnes de référence (parents, enseignants, pairs). Par le biais de l’identification et de l’importance donnée aux jugements de ces personnes, celles-ci exercent des contrôles sociaux externes (récompenses et punitions) qui limitent les tendances transgressives ;
  2. l’engagement dans les institutions conventionnelles (école, religion) qui va de pair avec un choix de vie conforme ;
  3. l’implication dans des activités conventionnelles (études, clubs de sport, etc. ) qui occupe l’esprit du sujet et ne lui laisse plus vraiment le choix de commettre un acte déviant ;
  4. la croyance en la validité morale des règles de la société.

L’individu qui envisage un comportement déviant va se poser la question sur quelle sera la réaction ou l’opinion des individus avec qui il entretient des relations interpersonnelles ou les gens de son entourage.

 

 

Hameçonnage: êtes-vous intéressé par l’or?

orEncore un autre courriel d’hameçonnage, en anglais…une histoire de poussière d’or, de prince arabe, transactions secrètes. Il ne manque de James Bond ou la musique du film de Laurence d’Arabie.

FROM assistant parish Priest at St Anthony s cathedral .

With due respect and humanity
Dear  one,

I greet you in the name of the Lord, and I hope that you will be ready to explore this area  of business opportunity. In introduction, I am Brother Dan Anthony ,I am the assistant parish Priest at St Anthony s cathedral here in Abidjan.
I seek your partnership in a business interest which I am sure  will be to our mutual benefit. The Parish Priest of St Anthony’s Cathedral His Holiness Father Benson Ibiko,has been in a secret business relationship with a certain American. This American comes every three months and buy over 200 kg of Gold dust which he exports to different secret locations with the assistance of the Parish Priest.

The Gold itself is purchased Directly from the Association of Small scale local miners  that are not under Government lines of operation. The Gold dust which is 22 karat purity is purchased at the price of US$35,000 per KG. I have been monitoring this secret transaction for months now, Presently the American is in town and  yesterday when having launch with the Parish priest he forgot his file
in the parlour where I was sitting and I had some ten minutes to look into the file.I discovered that this American supplies this Gold Dust to several wealthy clients in Asia ,Australia ,Britain, USA and Middle East. Before they came in and retrieved the file,I was fast enough to get the details of a BRITISH COMPANY OWNED BY AN Arabian Prince to whom they sell this Gold  to at the Price of
US$45,000. per KG.The Arabian prince is asking for about 900 kg of Gold dust,which would be supplied over a period of many months on bath supplies of 100 or 200 KG per export for delivery to Qatar government on the process of construction of the stadium for the world cup;

I am writing this mail so that you can contact the Arabian PRINCE AND INFORM HIM THAT WE CAN SELL THE GOLD TO HIM AT
THE PRICE OF US$41,000 per KG.

This is good business, If you can arrange this, I will stand in here to help you with the locals. We can get the gold dust directly to the Arabian Prince on regular basis and from there we can widen our tentacles. However, the Arabian Prince must not have my contacts as
this could be disclosed to the American businessman and I will be placed in serious jeopardy. All you will do is to contact the Arabian Prince and tell him that you will supply the same quality of Gold dust to him cheaper and you will contact the locals and tell them that you are ready to market Gold dust for them.

If you are ready please reach back to me immediately so that we can discuss percentage or commissions and how to proceed.But if we must work together,it will be important we reach The Arabian immediately so that he will cancel all deals with the American. Most importantly,the Arabian will have to pay cash before we can supply the gold dust to him.

This will be for the start.We will soon expand the network.All you will do is to be the middleman.

WE WILL RECEIVE PAYMENT FROM THE ARABIAN PRINCE BEFORE WE SUPPLY THE GOLD.THIS IS THE PROCESS THROUGH WHICH THE AMERICAN SUPPLIES TO THEM.THEY PAY HIM UPFRONT AND WE CAN DO THE SAME AND MAKE THE SUPPLIES.

Best Regards,

Hameçonnage: un autre exemple

hameconnageUn courriel reçu pour me faire miroiter de bons honoraires faciles à gagner! Un autre exemple…

Veuillez s’il vous plaît lire ci-dessous , il s’agit de moi

Je comprends très bien que ce message se fait entendre si étrange pour vous, mais c’est une question très grave que nous devons relever ensemble très urgent . Avant d’aller plus loin , laissez-moi me présenter formellement à vous, je suis Sarah Malik la seule fille de mon défunt père M. ABDUL MALIK de Côte-d’Ivoire . Mon père était un cacao riche , or et diamant marchand en Afrique avant sa mort prématurée . Après son voyage d’affaires à Abidjan la capitale de la Côte-d’Ivoire pour négocier une entreprise de cacao , une semaine après son retour de la ville qui a été appelé d’Abidjan , il a été assassiné avec ma mère , ma mère mourut instantanément, mais mon père est mort après cinq jours dans les hôpitaux . Je ne savais pas que mon père allait me quitter après j’avais perdu ma mère. Mais avant, il a rendu l’âme, c’est comme s’il savait qu’il allait mourir. Il mon père , ( MAI SON RESTE SOUL dans une paix parfaite ), il m’a révélé qu’il a déposé une boîte au trésor dans une société de sécurité privée à Abidjan , Côte-d’Ivoire contenant la somme de $ 3,500,000 US Dollars (trois millions cinq cent mille dollars ) que l’ argent était destiné à son entreprise de cacao qu’il voulait investir dans Abidjan , Côte-d’Ivoire . Il m’a remis la clé de la boîte au trésor et le document couvrant qui est le certificat de dépôt et la liaison accord conclu avec la société de sécurité , et m’a demandé de chercher un investissement de temps de la vie en Outre-mer . Selon l’accord et de l’assurance au moment du dépôt du fonds dans la compagnie de sécurité , mon père a fait un testament que le fonds ne devrait pas donner à moi comme le plus proche parent si je ne suis pas 28 ans vieux de l’âge et que maintenant je suis encore 22 ans . Mais il a dit que si je trouve un outre-mer de la personne honnête qui est prêt à m’aider et utiliser le fonds à des fins d’investissement que je devrais lui permettre faire car il voulait que je sois un autre citoyen du pays à l’avenir . Je vais vous compenser avec 30% de la somme totale et j’ai mis de côté un autre 5% pour toutes les dépenses qui peuvent être engagées au cours de la transaction . S’il vous plaît c’est une question très confidentielle qui doit le plus grand secret et la confidentialité , donc je suis vraiment plaide à vous d’essayer autant que possible de garder tous les aspects de la confidentialité.

Maintenant permettez-moi de poser ces quelques questions :

1 . Pouvez-vous honnêtement m’aider en tant que votre ami ou gardian ?
2 . Puis-je vous faire entièrement confiance ?
3 . Quel est le pourcentage du montant total en question sera bon pour vous après que l’argent était le transfert pour vous?

S’il vous plaît , considérez ceci et revenir à moi dès que possible ,

Que Dieu vous bénisse

Vive,

Mlle Sarah malick

Pour comprendre le bitcoin – L’utilisation du bitcoin comme monnaie – partie 5

L’utilisation du bitcoin comme monnaie, comment en acheter et comment payer avec des bitcoins.

7 – L’utilisation du bitcoin comme monnaie

7.1 Acheter et payer avec des bitcoins

Pour acheter et payer avec des  bitcoins, l’acheteur doit avoir un portefeuille de bitcoins  et le vendeur doit aussi avoir un portefeuille. Le portefeuille ne contient  que des lettres et des chiffres cryptés . L’acheteur qui n’a pas gagné de bitcoin peut en acheter sur une plateforme d’échange en payant avec une carte de crédit. Le portefeuille est créé et maintenu sur le nuage informatique (cloud). Le portefeuille est une adresse internet. Il y a des fournisseurs de portefeuille sur le web.

Chaque bitcoin ou valeur de bitcoin est sauvegardée dans une adresse qui fait partie du réseau bitcoin. L’adresse est composée de 27 à 34 caractères et chaque adresse est unique :

1JEiV9CiJmhfYhE7MzeSdmH82xRYrbYrtb[1]

Bitcoin in the cloud

Pour envoyer 10 bitcoins à quelqu’un, sur un écran de paiement en bitcoin, je rentre les informations suivantes :

  • ·        L’adresse où le bitcoin sera virtuellement stocké. Cette adresse est fournie par le vendeur. Ce dernier a généré cette adresse spécifiquement pour la transaction par le logiciel du réseau bitcoin qui gère les transactions bitcoins;
  • ·        Le nombre de bitcoins à transférer.

Il ne reste plus qu’à cliquer pour confirmer la transaction. Les bitcoins seront enlevés de l’adresse qui les stockait dans le portefeuille de l’acheteur (adresse unique) et s’en iront (virtuellement parlant) dans la nouvelle adresse que le vendeur a générée et qu’il a donnée à l’acheteur.

Dans l’adresse du vendeur qui reçoit les bitcoins, il y aura l’adresse de l’acheteur (propriétaire précédent), la date de la transaction et le nombre de bitcoin. Pour avoir accès au contenu de l’adresse, ça prend une clé cryptée qui est unique et qui appartient au propriétaire de l’adresse où sont stockés les bitcoins. Les gens ne choisissent pas les adresses, les adresses sont générées par le système ainsi que les clés pour avoir accès aux adresses.

Après que la transaction est effectuée, la transaction est irréversible et anonyme. 1 heure est nécessaire pour que la transaction soit confirmée par le réseau (ce sont les ordinateurs des mineurs et le programme du réseau bitcoin qui font le travail). Le réseau conserve toutes les transactions dans des blocs. Une transaction reçoit environ 150 confirmations par le réseau. Le travail qui est fait par le réseau est de s’assurer que le bitcoin existe en retraçant toutes les transactions dont il a fait l’objet depuis la date de création. C’est un peu comme le « follow the money ». On retrace toute l’histoire de ces bitcoins. Toutes les transactions sont publiques et enregistrées dans une chaîne de blocs. Un bloc peut comprendre 300 transactions. Tout le monde peut consulter les adresses de départ, les adresses d’arrivée et la date des transferts. Les transactions sont anonymes, car il n’y a aucune personne d’identifier, il n’a a que des adresses dans le réseau. À chaque fois qu’une transaction est faite, une nouvelle adresse[2] où est stocké le bitcoin est créée.

Les transactions peuvent de faire sur un ordi ou sur un téléphone avec une application prévue pour gérer un portefeuille de bitcoin.

Le propriétaire d’un portefeuille connaît les adresses où sont stockés ses bitcoins dans le réseau et pour y avoir accès ou pour les transférer ça prend une clé (pour chacune des adresses où les bitcoins sont stockés) qui a été générée en même temps que l’adresse de stockage.

7.2 Les guichets automatiques

 

Distributeur de billetsLa demande pour les bitcoins étant là, des guichets automatiques sont installés dans les grandes villes. Il y en a un à Montréal[3] qui a été installé en février 2014 dans un commerce appelé l’Ambassade Bitcoin. On aide les personnes à ouvrir un portefeuille de bitcoins, à acheter des bitcoins en payant comptant. C’est le 4e guichet bitcoin au Canada. À Vancouver, dans les 30 jours de sa mise en service, des transactions totalisant près de 1 millions de dollars ont été enregistrées. Physiquement, ça ressemble à un guichet automatique.

8 – La ruée vers l’or virtuelle

 

Le bitcoin est devenu tellement populaire qu’il est copié et on assiste à l’émergence d’une multitude de monnaies. Le programme bitcoin pour la création de la monnaie, pour l’enregistrement des transactions et pour de la gestion des utilisateurs du réseau bitcoin est un logiciel libre. Il est donc relativement facile de le copier, de le modifier pour changer certains aspects sans investir trop de ressources. Je pourrais changer le nom, par exemple pour des « bouhcoins »  et recruter des mineurs. L’enthousiasme est là et on voit des exemples de personnes qui ont fait fortune (les premiers mineurs). On verra dans les prochains mois si les commerçants et fournisseurs se laisseront convaincre d’accepter ces nouvelles monnaies.

Retour à la partie 4 – Création de la monnaie et son enregistrement


[1]https://bitcointalk.org/index.php?topic=16908.0, exemple tiré d’un forum de discussion

[2] généralement

[3] http://fr.canoe.ca/techno/chroniques/audeboivinfilion/archives/2014/02/20140205-124101.html

ua-7044257-1